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En résidence de recherche-création en mai, juin et septembre 2022 à Transfert, Hélène Sanier se définit comme une artiste extincteur, une urbaniste poétique, designer d’espace humain, scénographe, maquettiste, ou encore plasticienne… Une tête avec une multitude de casquettes !

L’artiste Hélène Sanier est venue à Transfert suite à l’invitation initiée par les équipes du Laboratoire afin de s’interroger sur ce que signifie « habiter la ville ». Le fait d’habiter est souvent réduit à l’idée d’avoir un toit sur la tête, mais cette notion signifie bien d’autres choses. Toute personne qui entretient une relation avec un environnement ou un territoire est habitant·e de celui-ci. Aussi nous sommes toutes et tous différents, dans nos pratiques, nos habitudes, nos comportements, nous expérimentons donc la ville différemment.

Au travers d’entretiens qu’elle a menés en mai dernier non loin de Transfert, Hélène a collecté des expériences variées, des routines et manières d’être en ville. Les personnes interrogées ont parfois été rencontrées dans des structures comme Rezé Séniors ou l’association La Cloche, parfois au gré du hasard, dans la rue ou dans des parcs. Cela lui a permis d’explorer les liens que nous tissons avec les lieux de notre quotidien : à pied, à vélo, en bateau, avec une poussette, pour promener son chien, quand on est malvoyant ou en fauteuil roulant, à travers la ville entière ou autour de son pâté de maison…

Du 31 août au 6 septembre, Hélène Sanier était de retour à Transfert pour achever son travail de recherche-création. Une traduction plastique est ainsi sortie du sol de Transfert, fruit des différents témoignages récoltés au cours des deux premières résidences de l’artiste. 

L’installation immersive de 16 mètres de long prend la forme d’une structure en bois, présentant 16 bandes de tarlatane (tissu semi-transparent, s’apparentant au tulle) de 2,20m de hauteur et 1,63m de largeur.

Sur chaque bande “portrait” se trouve une cartographie sensible multimatériaux (laine, tissus, bouton, collage, etc.) qui retrace les parcours quotidiens des personnes interrogées. Toutes les cartes sont à la même échelle, ce qui laisse entrapercevoir, par effet de transparences, une cartographie de Nantes et de Rezé.

« Empreinter la ville » est une installation artistique à découvrir sur le site de Transfert et bientôt sous la forme d’une édition papier.

Travail à découvrir sur le site de Transfert non loin de l’arbre mytho-généalogique et proche des jardins-tests, jusqu’au week-end de clôture les 16-17-18 septembre 2022.