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Le lieu

Apparu en 2018, sur la friche des anciens abattoirs de Rezé (aux portes de Nantes), Transfert est une place publique transitoire et artistique. Elle propose à tous et à toutes des spectacles vivants, des jeux en plein air et des concerts, tout en y mêlant des espaces de vie, d’apprentissage et de convivialité. L’objectif est que chacun puisse y trouver une envie, une place ou une idée et, si elle n’existe pas, de la proposer !

Transfert est un village inspiré d’une cité utopique. Il prend place au coeur d’un désert urbain : la friche immense des anciens abattoirs de Rezé. L’entrée, symbolisée par une gueule de cobra géante, plonge les visiteurs dans un décor qui fait écho à la mutation du patrimoine maritime et industriel nantais.

« C’est un lieu de rassemblement, de célébration
et d’exploration de la (ré)création collective. »
Emmanuelle Gangloff, chargée de coordination du laboratoire

Des conteneurs de marchandises ont été dressés comme des totems, un bateau est venu s’échouer au milieu des chapiteaux, des palmiers côtoient des terrasses, un toboggan en forme de crâne de vache et un étrange bus semblent s’être égarés.

Cette oasis, dédiée à l’imaginaire et à la rencontre, se propose comme un lieu de vie éphémère et évolutif. Equipé de bars, restaurant et espace de pique-nique, Transfert croise les mondes, les âges et les genres lors de spectacles de rue, des projections de films ou d’expositions surprenantes.

« Transfert peut être une source d’inspiration,
un lieu de création et du lâcher prise,
où le rapport au temps doit permettre de dire oui à tout. »
Les auteurs

Le curieux peut aussi venir s’y promener quand il ne se passe rien : pour manger entre amis, jouer ou danser avec des inconnus, apprendre à réparer son vélo, parler la langue des signes lors d’un atelier ou papoter autour d’un verre, au détour d’un terrain de foot ou de pétanque… Car l’espace est à prendre et à expérimenter : Transfert est pensé comme une place publique et artistique, où tout le monde peut trouver son envie ou l’inventer !

Plan Transfert 2019

 


La scénographie

La scénographie du site de Transfert a été confiée à Carmen Beillevaire et Eric Gauthier.

Le parvis

L’Atelier du Dahu, qui travaille habituellement le figuratif, dessine ici les usages possibles du site : une bouche, des yeux, 3 petites fusées… Car ici on vient manger, chanter, raconter, regarder, voir des choses, voyager. Le portail ouvert c’est une première photographie qui s’imprime : au premier plan les décors art déco colorés, au second le Cobra.

Photo site Transfert

Conception et réalisation : Les Ateliers du Dahu.
Matériaux : bois, plexiglass, peinture.

L’arche d’entrée « Cobra » et les mâts d’éclairage

L’arche d’entrée tire son nom de la toute première esquisse : « un serpent qui fait peur ». Trop effrayant, il a évolué vers un animal imaginaire : une face de reptile visible en entrant, une face poisson qu’on remarque en sortant. A travers cette création, la Briche Foraine représente le populaire intriguant, le rassemblement mystérieux, l’ambivalence, la dualité et l’invitation à pénétrer dans un autre univers.

Photo cobra

Dessin, conception, réalisation : La Briche Foraine.
Modélisation : collectif VOUS.

Matériaux : métal, résine.
Accessoires : brumisation.
Dimensions : hauteur 5,5m X largeur 9m X profondeur 6m.

Le quartier général

Au coeur d’une place centrale, des “conteneurs de dernier voyage” ayant fait plusieurs fois chacun le tour de la planète, sont recyclés, empilés et disposés pêle-mêle.
QUB propose une disposition dans l’espace déstructurée, déséquilibrée, selon le principe de la “détestation du parallèle”, à l’image d’une nature dont les mouvements anarchiques sont sources de sens et d’esthétique. L’haubanage crée un fil tendu entre l’univers marin et celui des chapiteaux et évoque la création “avec des bouts de ficelle”, suspendue à l’onirisme et à l’utopie à la manière d’un équilibriste.

Photo site Transfert

Dessin, conception, réalisation : QUB.
Matériaux : métal.
Chiffres : 28 conteneurs ; point culminant : 18 m.

Le bar

Des tables d’école primaire en guise de comptoirs de service, en fond, le bariolage neo-punk et les jouets vidéos du passé… Cet univers de « grands gamins » a germé à la découverte d’une image d’archive où deux enfants figurent masqués un jour de mardi gras, exactement là où a été implanté le bar.

Photo conteneurs

Dessin des aménagements intérieurs : Eric Gauthier.
Intervenants artistiques : Boris Jakobek, Mathilde Le Nevet.
Matériaux : métal, peinture, papier.

La resto

Cette pépite de couleurs aux ambiances tropicales mêle le vintage à l’art brut. Le bec du perroquet, visible depuis la route de Pornic, symbolise le voyage, l’éloquence et incarne le gardien protecteur contre les rumeurs malignes, tel un totem.

Photo Transfert

Dessin des aménagements intérieurs : Carmen Beillevaire.
Intervenantes artistiques : Rachel Flao, Cécile Borry.
Matériaux : résine, peinture, plexiglass.

Le bus jaune

Un bus scolaire jaune à deux étages débarque de Manchester, se gare au milieu des conteneurs, collé à la restauration comme espace insolite pour savourer son repas. Son rez-de-chaussée se transforme finalement en cabinet de curiosités, espace d’exposition idéal pour les propositions intimistes, à découvrir à travers les vitres du véhicule.

Photo bus jaune

Recherche et dessin des aménagements intérieurs : Carmen Beillevaire.

Le toboggan Crâne de Vache

Fantôme des anciens abattoirs, vestige d’un parc d’attraction abandonné ou reste sacré d’un désert plus ancien, ce crâne de vache a été transformé en toboggan, doré le jour et crépitant la nuit. Ce véritable « objouet » aussi drôle que grinçant questionne une histoire locale de la violence industrielle et de la souffrance animale dans une parodie de playground.

Photo crâne de vache

Dessin, conception, réalisation : Camping Sauvage.
Dimensions : hauteur 4,65m X largeur 5,30m X profondeur 5m
Matériaux : résine, polystyrène, acier, peinture.

Le Remorqueur « R7 »

Symbole des nuits festives nantaises, le Remorqueur ressurgit au cœur de la Place publique, référence au voyage, au nomadisme et clin d’oeil à l’histoire navale de la ville. Son orientation laisse deviner qu’il est le moteur du site, qu’il traine une cargaison d’éléments issus de son voyage.

Dessin des aménagements intérieurs : Carmen Beillevaire.
Réalisation des travaux : Chantiers de l’Esclain, Maxime Barnabé, Ewan Taylor.

Les sanitaires Tanker Gogues 

Réalisés à partir de conteneurs dissimulés, ces lieux de commodités créent l’illusion de blocs semblant sortir du sol, déterrés ou pourquoi pas tombés du ciel. L’asymétrie des volumes, la tôle rouillée des façades, l’élégance des cloisons en acier lisse et la fantaisie colorée des tapisseries au sol créent des cabinets d’aisance uniques et d’un autre temps.

Photo toilettes Transfert

Dessin, conception, réalisation : La Mutine.
Matériaux : métal, résine, tapisserie.

L’atelier « Regards à 360° »

La façade de cet atelier d’artiste se pare de quelques 360 paires d’yeux, peintes aux couleurs vives par les élèves de deux classes primaires de Rezé, et porte autant de regards d’enfants sur la ville de demain. Les yeux sont rivés sur ce monde d’adultes : que vont-ils en faire ? De quoi sont-ils capables ? Vont-ils oublier leur(s) rêve(s) d’enfant ?

Photo atelier 360

Dessin et façade extérieure : Eric Gauthier.
Coloriage des yeux : David Bartex avec les élèves des écoles primaires de Rezé.

L’atelier « La Petite Frappe »

Deux conteneurs assemblés peints aux couleurs de l’identité graphique de cette entreprise de typographie, s’installent à côté de l’Atelier « Regards à 360° », dessinant les contours d’un micro village d’artistes au cœur de la place publique.

L’éolienne

Visible depuis la route de Pornic, l’éolienne indique la direction « Oasis », référence à cette terre désertique récemment adoptée par quelques nomades. Représentation première et brute du réemploi, elle utilise les ressources existantes pour les réutiliser.

Photo éolienne

Recherche et adaptation : Eric Gauthier, Tony Gauthier

La guérite

Au coeur de la base vie, une guérite colorée se dresse.
Customisée de tuyaux, de jeux de construction en plastique, de raquettes ou encore de plots de signalisation recyclés, cette construction prend les traits d’un drôle de créature qui, telle un totem, veille de jour comme de nuit.

Dessin : David Bartex
Fabrication : David Bartex et les élèves de l’école Jean Jaurès
Installation : association TREMEAC
Matériaux : matériaux de récupération

Le Bus Bazar

Ce bus-là voyage avec une galerie de personnages de foire, inspirés de l’univers forain et nomade. Tout en couleurs, les Siamois Passion et Amour, le Monsieur Loyal, la Magicienne, la Plus Grosse Dame du Monde, l’Homme Crocodile et l’Homme Fort sont de ceux qui font de leur différence une force.

Dessin : David Bartex
Coloriage : David Bartex, Zite et 20 enfants roms habitant le camp voisin
Matériaux : peinture

La végétalisation

La végétalisation est une arme pour créer des zones de rafraichissement pour le public. Dans ce cadre aride, une flore dense et luxuriante s’invite au pied des bâtiments de la Place Centrale.
La culture de plantes grasses et cactées dans la zone aride vient petit à petit renforcer la notion de désert. Le projet de reconquête végétale « La Revanche du Vivant » lance des expérimentations destinées à tester la capacité des plantes à reconquérir un espace infertile suite à la destruction des abattoirs. Au fil des années, le projet va se coupler avec d’autres essais, en lien avec la constitution du futur quartier.

Conception : Campo Paysage et Julien Blouin
Réalisation : Arbora, SEVE de Rezé

Les résidents

Camping Sauvage

Sur le site, les visiteurs peuvent glisser (et contempler) le toboggan le plus apocalyptique de l’ouest, en forme de crâne de vache. Derrière cette création se cache le collectif nantais Camping Sauvage, composé de trois artistes : David Bartex, Adina Villemot et Julien Roche. Spécialistes de l’objouet (contraction de « jouet » et « objet »), ils ont désormais établi leur lieu de travail à Transfert.

La Petite Frappe

La Petite Frappe est un atelier d’impression traditionnelle dédié à la technique typographique, plus connue aujourd’hui sous son nom anglais de « letterpress ». Alice Rizio y accueille des artistes et illustrateurs pour des projets d’édition, mais propose aussi des services d’impression de qualité aux particuliers comme aux professionnels. Très attachée au partage des savoir-faire, elle propose des stages et animations tous publics.


Photos : Pick Up Production, Patandpatate, Alice Grégoire, Yann L’hostis, Chama Chereau, David Bartex, La Petite Frappe, Romain Charier

Banner : ©Antoine Mogri

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