Skip to main content

Dans le cadre de la semaine Ville et Hospitalité proposée par Transfert et le Groupe Artistique Alice, nous vous convions à l’Assemblée de l’hospitalité « Lysanga ya Bayambi » qui se tiendra le samedi 28 août 2021, de 15h30 à 17h30.

Un temps d’échange pendant lequel les intervenants·es aborderont le thème suivant : « Regard et mémoire, quel portrait de Nantes se dessine ? »

Avec la banalisation grandissante des idéologies racistes dans l’espace médiatique, comme dans la parole politique et l’action publique, les questions de mémoire et de réparation sont des thèmes de plus en plus clivants.

À contre-courant, la ville de Nantes tente d’approcher ces enjeux par le biais de sa propre histoire. Premier port négrier français, la ville a bâtit sa prospérité et son patrimoine sur l’organisation du trafic de femmes et d’hommes arraché·es au continent africain et exploité·es sur les plantations esclavagistes, de l’autre côté de l’Atlantique. Aujourd’hui, nombreuses sont les marques de cette participation à un crime contre l’humanité ; les révéler, les nommer et les transmettre sont autant de tentatives de réparation. Ce travail de mémoire est long. Mais son élaboration et sa reconnaissance constituent un enjeu majeur pour mieux comprendre le monde d’aujourd’hui, combattre les préjugés tout en œuvrant pour renforcer l’harmonie entre les peuples.

Dans ce contexte, quel est le regard porté sur Nantes par les personnes issues de l’immigration ? Le caractère (in)hospitalier de la ville a t-il évolué au fil des années ? La reconnaissance progressive de son passé esclavagiste a t-elle eu un impact sur l’accueil que la ville leur a réservé ?

« Lisanga ya bayambi », Assemblée de l’hospitalité, vient apporter un éclairage sur les mémoires et les perceptions d’une ville qui tente de faire face à son passé et de fabriquer une histoire complète et commune. Six nantais·es venu·es d’ailleurs – six générations – sont invité·es à retracer leur rencontre avec Nantes et son histoire. Le plus ancien d’entre eux est arrivé en 1958. Deux autres sont arrivés au milieu des années 80. Enfin, les dernières se sont installées tout récemment : il y a 10 ans pour l’une, et un peu moins de 5 pour l’autre. L’écart générationnel entre ces invité·es est aussi l’occasion de dessiner, par des paroles singulières, l’histoire d’une mémoire qui se cherche, le portrait d’une ville qui oscille entre accueil et hostilité.

Pour des questions d’organisation et d’accueil, merci de confirmer votre présence à l’adresse suivante : bastien@pickup-prod.com

S'inscrire à l'assemblée de l'hospitalitéS'inscrire à l'assemblée de l'hospitalité