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3 questions au groupe franco-brésilien Magister & FMB

Albert Magister est un nantais amoureux du Brésil et de ses sonorités. C’est donc sans surprise qu’il a enregistré et dévoilé son album Magister & FMB dans le pays de la Seleção. Il sera sur scène à Transfert vendredi 2 août prochain, avec à ses côtés la chanteuse de Recife Isadora Melo et le Fotos-Music-Band, orchestre regroupant neuf des musiciens les plus en vogue de la scène du Nord-Est du Brésil.
Rencontre avec le meneur de cette formation traversant les frontières.

Transfert : Comment s’est faite la rencontre avec les musiciens du Fotos-Music-Band ?

Je suis né à Saint Brieuc, j’ai étudié le jazz en tant que bassiste à Paris, et à l’âge de 19 ans je suis parti à Bahia au Brésil pour y étudier la musique. J’y avais laissé tellement de beaux souvenirs que 32 ans plus tard, en 2017, j’y suis retourné avec en tête le projet du Fotos-Music-Band.
Après six mois passés sur place à rencontrer, sélectionner des musicien·nes et initier des résidences artistiques, deux groupes sont nés. L’un à Salvador de Bahia, l’autre à Recife. Chacun des membres de la troupe sont « habités » par leur chant ou leur instrument. Accordéon, mandoline, clarinette contrastent avec la guitare électrique et la batterie ; les percussions avec les deux superbes voix d’Isadora Melo et de Vanessa Melo (qui ne sont pas soeurs malgré le même patronyme).
Les deux formations ne se connaissaient pas encore avant leur arrivée à Nantes le 29 juin dernier pour la création finale de l’orchestre et notre tournée de juillet. Après ce mois passé ensemble en France on peut dire que nous avons su créer une famille. L’ambiance est très bonne et notre dernière à Transfert risque de nous procurer beaucoup d’émotions avant le retour des troupes au Brésil le 5 août prochain.

T : Tantôt enjoués, parfois mélancoliques, vos morceaux varient entre différentes atmosphères ?

Je n’ai jamais souhaité m’arrêter sur un style ou un genre, je suis client de toutes les musiques. De Fela à Debussy, la musique reste reine. S’il y a quelques moments doux dans notre show, c’est pour laisser place à des musiques beaucoup plus enjouées à l’image du dernier morceau que j’ai composé autour du thème des « ventes d’armes » sur un air funk avec un son des années 80. D’ailleurs, nous tournerons le clip de ce titre dans un lieu tenu secret, à Transfert le 31 juillet au matin (rires). 

T : Portugais, français, bambara malien, japonais. Jazz, samba, rock, pop, fado, fevo, foro. Votre album est riche en influences musicales et langues du monde. D’où vient cette envie de mélange ?

J’adore les langues pour leurs sonorités, je suis chaque fois ravi d’entendre autant de différence de son pour un même mot. J’ai donc fait traduire beaucoup de textes en plusieurs langues, à l’image du morceau « Michi », qui veut dire « Une rue » en japonais. Nous reprenons également la chanson de Jacques Brel , « Une Île » pour un unisson à trois voix qui risque de vous donner la chair de poule !  Le répertoire est varié comme si j’avais pris des instantanés musicaux, comme des photos sonores, d’où le nom de l’orchestre du Fotos-Music-Band

La prochaine étape ? Restituer notre création au Brésil début 2020 à Salvador de Bahia, Recife et Sao Paulo, puis d’organiser une tournée en Europe (Bruxelles, Paris, Lisbonne) et dans les pays lusophones d’Afrique (Cap Vert, Mozambique, Angola …) pour l’été 2020. 

T : Bonus : un dernier mot en portugais ?

Voces sào bemvindos, nos esperamos voces para curtir nosso show em 2 de agosto no Transfert as 21h !

Publié le 30 juillet 2019